CHRONIQUE #49 : Toute la lumière que nous ne pouvons voir d’Anthony Doerr

DAPHNE REBECCA

Résumé :

Marie-Laure Leblanc vit avec son père près du Muséum d’histoire naturelle de Paris où il travaille. A six ans, la petite fille devient aveugle, et son père crée alors pour elle une maquette reconstituant fidèlement leur quartier pour l’aider à s’orienter et à se déplacer. Six ans plus tard, l’Occupation nazie les pousse à trouver refuge à Saint-Malo chez l’oncle du père de Marie-Laure, un excentrique profondément marqué par son expérience de la Première Guerre mondiale, qui vit reclus dans sa maison en bord de mer. Pour éviter que les Allemands ne s’en emparent, le Muséum a confié à Leblanc un joyau rare, la copie d’un diamant ayant appartenu à la famille royale de France, sans savoir qu’il s’agit en réalité de l’original. Loin de là, en Allemagne, Werner grandit dans un pensionnat pour enfants de mineurs décédés. Curieux et intelligent, l’orphelin se passionne pour la science et la mécanique et apprend rapidement à réparer les machines qui lui tombent sous la main. Un talent rare repéré par les Jeunesses hitlériennes où il se trouve enrôlé. Prenant conscience des fins auxquelles est utilisée son intelligence, il est sanctionné, devenant un simple soldat de la Wehrmacht. En 1944, son chemin croise en France celui de Marie-Laure alors que Saint-Malo est incendiée et pilonnée par les bombes.


Mon avis :

Je vous retrouve avec le chronique de ce roman qui m’a bouleversée. Soyons claire tout de suite ! Cette couverture magnifique me faisait de l’oeil dans le présentoir Nouveauté de ma Médiathèque. Je me suis donc rapidement jeté dessus. J’ai mis très longtemps à lire ce roman, presque trois semaines, ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Cependant, Toute la lumière que nous ne pouvons voir est, je pense, un roman qu’il faut prendre le temps de savourer. Ce n’est pas lui rendre justice de le dévorer en trois jours, au contraire.

L’écriture d’Anthony Doerr est délicate et poétique, j’ai apprécié chaque mot employé, chaque phrase formulé. L’histoire est magnifique, magique, elle nous touche en plein coeur. Je me suis énormément attachée aux personnages de Werner et de Marie-Laure.

Ce roman nous fait réfléchir, il nous offre une autre vision de la Seconde Guerre Mondiale. C’est le premier roman que je lis qui me raconte cette guerre du côté des Allemands. On découvre clairement que ce ne sont pas tous des méchants, que beaucoup sont embrigadés dans des rôles qu’ils ne souhaitent. J’ai également apprécié des personnes dites « inappréciables » notamment Volkheimer. Malgré tout, tous gardent une part plus ou moins développé d’humanité.

Ce roman soulève des réflexions sur l’homme, sur son comportement sous la contrainte et la peur. Choisiriez vous de vous soumettre ou de vous révolter? Qu’en savons-nous tant que nous n’y sommes pas confrontés? Il faut comprendre et accepter qu’il y ait du bon et du mauvais dans chaque homme, qu’importe le camp dans lequel il est.

Je vous recommande de lire ce roman. J’ai été bluffée par l’écriture d’Anthony Doerr, et par son histoire qui m’a bouleversée. Si vous avez l’occasion de lire ce livre, n’hésitez plus !

Ma note : 17/20